L'Objectif de l'Association

 

Faire rapatrier à la Cathédrale- basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) les cendres du roi Charles X et de celles du duc et de la duchesse d'Angoulême, situées actuellement au couvent de Kostanjevica à Nova Gorica en Slovénie.

                                       

CHARLES X, dernier Roi de France et de Navarre

Le 6 novembre 1836 disparaissait Charles X, dernier Roi de France et de Navarre, ultime représentant sur le trône de la branche aînée des Bourbons. Ceux-ci avaient apporté au pays un rayonnement et un prestige internationaux sans précédent pendant près de deux siècles. Mais ils n’étaient pas parvenus à enrayer les difficultés économiques et sociales profondes qui vont conduire à la Révolution de 1789. En exil depuis plusieurs années, le vieux roi expire aux côtés de sa famille et de ses derniers fidèles à Goritz, dans un château mis à leur disposition par l’empereur d’Autriche. Après plusieurs hésitations quant à son lieu de sépulture, on décide de l’inhumer, selon ses vœux, dans l’église du couvent de la Castagnavizza – aujourd’hui Kostanjevica, en Slovénie. Dans l’attente d’un retour en France...

 

Les bouleversements de l’Histoire de l’Europe en décideront autrement et le provisoire est devenu définitif. D’autant qu’autour de Charles X, au fil des ans, viendront reposer son fils et sa bru, le duc et la duchesse d’Angoulême, puis sa petite-fille Louise de Parme, son petit-fils le comte de Chambord, et enfin l’épouse de ce dernier, Marie-Thérèse de Modène. A la fin du XIXe siècle, le souvenir de la monarchie capétienne s’éloigne progressivement en France, à mesure que les idées républicaines progressent, tandis que s’effacent les espoirs d’une nouvelle restauration qui aurait permis le retour des cendres de Charles X à la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France depuis plus d’un millénaire. La Première guerre mondiale mettra en péril ce que l’on appelle désormais le Saint-Denis de l’exil. L’église est détruite lors d’une bataille. Et l’empereur d’Autriche doit faire rechercher les tombeaux dans les décombres. Les cercueils seront transférés à Vienne. En 1932, ils sont replacés dans la crypte où ils reposent toujours aujourd’hui.

 

La figure de Charles X, au règne bref et marqué par sa chute lors des Trois Glorieuses, a presque disparu de la mémoire collective. Pour la plupart, les historiens ont sévèrement jugé les années de pouvoir de ce frère cadet de Louis XVI et Louis XVIII. Ils n’ont vu en lui qu’un monarque réactionnaire, soucieux de renouer avec les fastes de l’Ancien Régime et de tourner la page de la Révolution, en revenant à une alliance étroite du Trône et de l’Autel. Dès lors, Charles X n’est plus que ce roi « ultra » et borné, aveugle aux réalités de son époque et aux souhaits de ses sujets. Ni martyr ni réformateur, le dernier roi de France n’a pas non plus été un bâtisseur. Rien donc ne semble servir à sa réhabilitation. Les rares projets de rapatriement de ses restes à la basilique de Saint-Denis ont échoué.

 

A l’aube du XXIe siècle, près de 200 ans après la mort de Charles X, cette idée renaît à l’initiative de deux passionnés : Julien Morvan, professeur d’Histoire-Géographie, et Nicolas Doyen, président d’une association de sauvegarde du patrimoine en France. Avec enthousiasme, ils ont décidé d’unir leur volonté commune de voir les restes de Charles X et de sa famille quitter leur « exil » pour retrouver la nécropole des rois de France. Pour cela, ils viennent de créer l’association « Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons ». Apolitique et née d’un projet soutenu par des centaines d’internautes sur les réseaux sociaux, cette association entend contribuer à la mise en valeur du passé de la France, patrimoine commun à tous les Français. Les cendres de Napoléon Ier n’ont-elles pas retrouvé les Invalides en 1840, celles de Louis-Philippe Ier la chapelle Saint-Louis de Dreux en 1876. Et le cœur de Louis XVII, la basilique Saint-Denis en 2004 ?

 

Lorsqu’on visite la crypte des Bourbons, à Saint-Denis, non loin des tombes très anciennes des rois mérovingiens et de l’ossuaire où sont rassemblés les débris des sépultures profanées en 1793, l’on ne peut qu’éprouver le sentiment d’une France réconciliée avec sa très longue Histoire. Ici reposent les corps présumés de Louis XVI et de Marie-Antoinette, morts sur l’échafaud, mais aussi Louis XVIII et plusieurs princes et princesses, témoins de l’épilogue de la monarchie expirante. Seule une plaque de marbre noir, vierge de toute inscription, souligne l’absence du dernier d’entre eux. Charles X, notre seul roi encore inhumé hors de France. Puissions-nous voir, un jour proche, inscrit sur son tombeau : « Ici repose Charles X, roi de France et de Navarre, 1757-1836 ».

 

   

                                                             

Philippe Delorme

Président d'Honneur de l'association

         

 

                                                              

 

NOUVELLE ADRESSE

 

A compter du 5 avril 2016, merci de bien vouloir envoyer vos lettres de soutien

à cette nouvelle adresse :

 

Nicolas Doyen

Association Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons

45, boulevard Victor Hugo

06130 GRASSE

 

(ou par mail : leretourdecharlesx@gmail.com)

 

Merci de votre compréhension.

 
 

 

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Ajouté le 10/11/2017 par Nicolas Doyen - 0 réaction

Le dernier sacre d’un roi en France

« L’huile sainte qui coulera sur le front de Charles X sera la même que celle qui depuis Clovis a consacré tous les monarques français ». (Le Moniteur)

Présenté par la monarchie comme une volonté de réconcilier les deux France, c’est le 22 décembre 1824 que la Chambre apprend, lors du discours d’ouverture de la nouvelle session parlementaire, qu’un roi de France va officiellement s’agenouiller devant la sainte ampoule. 36 ans après la révolution française qui avait guillotiné son roi, un souverain capétien allait de nouveau se faire oindre par un membre du clergé du royaume de France, cette « fille aînée de l’église ».

La charte constitutionnelle, adoptée et premier fondement de la monarchie de la Restauration avait inscrit dans le marbre l’origine divine du pouvoir comme la loi de catholicité qui imposait alors au roi d’appartenir exclusivement à cette religion pour accéder au trône. Et si son pouvoir temporel était temporisé par la réalité des institutions démocratiques qui allaient régir pendant 15 ans cette monarchie constitutionnelle, le roi demeurait le représentant inaliénable d’un pouvoir transcendant. Pour Charles X, âgé de 68 ans, le sacre (qui puise ses origines dans les textes de l’Ancien testament) définissait le caractère sacré de la monarchie et son esprit, les contours de sa pierre angulaire. En lui aucune volonté de revanche ou de retour à l’Ancien régime mais bel et bien la consécration de la légitimité de son pouvoir dont l’article 13 de la Charte garantissait l’inviolabilité et le sacré de sa personne.

Son frère Louis XVIII n’avait pas jugé utile de se faire sacrer bien qu’il en eut caressé l’idée et même songé à fixer la date pour le 25 août 1819. La fête de Saint- Louis, tout un symbole pour le Bourbon. Pour l’ancien comte de Provence, il incarnait la légitimité de fait. « Il était roi partout comme Dieu est Dieu partout ». Lorsqu’il était monté sur le trône à la chute du Premier empire en 1814, Louis XVIII avait irrémédiablement restauré tout le mythe royal qui entourait sa personne tout en préservant les français de la division et des peurs d’un retour à l’ancien ordre dont la nouvelle génération de français n’avait appris que les horreurs, distillées par une éducation révolutionnaire qui en avait extrait toute sa magnificence. Charles X entendait continuer à perpétuer cet héritage en le menant à son paroxysme.

On avait puisé dans les anciens textes datant de Louis XVI pour recréer le cérémonial du sacre tout en tentant de lui extirper certains anachronismes. Si la cathédrale de Notre-Dame-de- Reims était tout indiquée pour le sacre, tous les rois de France y avaient été couronnés à l’exception de 7 d’entre eux, diverses questions se posaient encore pour le grand-maître des cérémonies.

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Ajouté le 02/07/2017 par Frédéric de Natal - 0 réaction

 

L'Association "Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons" est très heureuse de vous annoncer le soutien de la comtesse Ladislas Paszkiewicz, née Cécile le Tourneux de La Perraudière, qui nous a adressé ce message de soutien que nous partageons.

"Merci pour votre lettre et pour votre énergie à vouloir rapatrier le dernier roi de France et de Navarre à Saint Denis.
C’est une noble cause et je vous soutiens totalement, ainsi que ma famille.

En tant que descendante de Charles X, je vous remercie infiniment pour toute cette action et espère qu’elle sera couronnée de succès .

Avec tous mes voeux de réussite dans ce sens, je vous prie de croire en l’expression de mes sentiments les meilleurs"

La comtesse Ladislas Paszkiewicz, née Cécile le Tourneux de La Perraudière  est notre 105ème soutien.

Frederic de Natal
Chargé de Communication de l'Association "Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons"

 

Intégralité du message de soutien de la comtesse Ladislas Paszkiewicz



Ajouté le 16/06/2017 par Frédéric de Natal - 0 réaction

Nous remercions Stéphane Bern pour ce bel article concernant le projet historique national que nous portons et qui fait tant débat!

 

 

 

 

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Ajouté le 29/04/2017 par Nicolas Doyen - 0 réaction

La flèche de la Basilique : c'est parti

Samedi 11 mars à 9h30, afin de célébrer le démarrage du projet de remontage de la flèche, une première pierre sera taillée en présence de nombreuses personnalités. A cette occasion, vous pourrez également assister à un certain nombre de démonstrations.

 

 

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Ajouté le 07/03/2017 par Nicolas Doyen - 0 réaction

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