L'Objectif de l'Association

 

Faire rapatrier à la Cathédrale- basilique Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) les cendres du roi Charles X et de celles du duc et de la duchesse d'Angoulême, situées actuellement au couvent de Kostanjevica à Nova Gorica en Slovénie.

Cliquez ici pour lire le communiqué du 5 juin 2016!

Cliquez ici pour lire le communiqué du 16 janvier 2017!

Cliquez ici pour lire le communiqué du 19 février 2017!

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CHARLES X, dernier Roi de France et de Navarre

Le 6 novembre 1836 disparaissait Charles X, dernier Roi de France et de Navarre, ultime représentant sur le trône de la branche aînée des Bourbons. Ceux-ci avaient apporté au pays un rayonnement et un prestige internationaux sans précédent pendant près de deux siècles. Mais ils n’étaient pas parvenus à enrayer les difficultés économiques et sociales profondes qui vont conduire à la Révolution de 1789. En exil depuis plusieurs années, le vieux roi expire aux côtés de sa famille et de ses derniers fidèles à Goritz, dans un château mis à leur disposition par l’empereur d’Autriche. Après plusieurs hésitations quant à son lieu de sépulture, on décide de l’inhumer, selon ses vœux, dans l’église du couvent de la Castagnavizza – aujourd’hui Kostanjevica, en Slovénie. Dans l’attente d’un retour en France...

 

Les bouleversements de l’Histoire de l’Europe en décideront autrement et le provisoire est devenu définitif. D’autant qu’autour de Charles X, au fil des ans, viendront reposer son fils et sa bru, le duc et la duchesse d’Angoulême, puis sa petite-fille Louise de Parme, son petit-fils le comte de Chambord, et enfin l’épouse de ce dernier, Marie-Thérèse de Modène. A la fin du XIXe siècle, le souvenir de la monarchie capétienne s’éloigne progressivement en France, à mesure que les idées républicaines progressent, tandis que s’effacent les espoirs d’une nouvelle restauration qui aurait permis le retour des cendres de Charles X à la basilique de Saint-Denis, nécropole des rois de France depuis plus d’un millénaire. La Première guerre mondiale mettra en péril ce que l’on appelle désormais le Saint-Denis de l’exil. L’église est détruite lors d’une bataille. Et l’empereur d’Autriche doit faire rechercher les tombeaux dans les décombres. Les cercueils seront transférés à Vienne. En 1932, ils sont replacés dans la crypte où ils reposent toujours aujourd’hui.

 

La figure de Charles X, au règne bref et marqué par sa chute lors des Trois Glorieuses, a presque disparu de la mémoire collective. Pour la plupart, les historiens ont sévèrement jugé les années de pouvoir de ce frère cadet de Louis XVI et Louis XVIII. Ils n’ont vu en lui qu’un monarque réactionnaire, soucieux de renouer avec les fastes de l’Ancien Régime et de tourner la page de la Révolution, en revenant à une alliance étroite du Trône et de l’Autel. Dès lors, Charles X n’est plus que ce roi « ultra » et borné, aveugle aux réalités de son époque et aux souhaits de ses sujets. Ni martyr ni réformateur, le dernier roi de France n’a pas non plus été un bâtisseur. Rien donc ne semble servir à sa réhabilitation. Les rares projets de rapatriement de ses restes à la basilique de Saint-Denis ont échoué.

 

A l’aube du XXIe siècle, près de 200 ans après la mort de Charles X, cette idée renaît à l’initiative de deux passionnés : Julien Morvan, professeur d’Histoire-Géographie, et Nicolas Doyen, président d’une association de sauvegarde du patrimoine en France. Avec enthousiasme, ils ont décidé d’unir leur volonté commune de voir les restes de Charles X et de sa famille quitter leur « exil » pour retrouver la nécropole des rois de France. Pour cela, ils viennent de créer l’association « Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons ». Apolitique et née d’un projet soutenu par des centaines d’internautes sur les réseaux sociaux, cette association entend contribuer à la mise en valeur du passé de la France, patrimoine commun à tous les Français. Les cendres de Napoléon Ier n’ont-elles pas retrouvé les Invalides en 1840, celles de Louis-Philippe Ier la chapelle Saint-Louis de Dreux en 1876. Et le cœur de Louis XVII, la basilique Saint-Denis en 2004 ?

 

Lorsqu’on visite la crypte des Bourbons, à Saint-Denis, non loin des tombes très anciennes des rois mérovingiens et de l’ossuaire où sont rassemblés les débris des sépultures profanées en 1793, l’on ne peut qu’éprouver le sentiment d’une France réconciliée avec sa très longue Histoire. Ici reposent les corps présumés de Louis XVI et de Marie-Antoinette, morts sur l’échafaud, mais aussi Louis XVIII et plusieurs princes et princesses, témoins de l’épilogue de la monarchie expirante. Seule une plaque de marbre noir, vierge de toute inscription, souligne l’absence du dernier d’entre eux. Charles X, notre seul roi encore inhumé hors de France. Puissions-nous voir, un jour proche, inscrit sur son tombeau : « Ici repose Charles X, roi de France et de Navarre, 1757-1836 ».

 

   

                                                             

Philippe Delorme

Président d'Honneur de l'association

         

 

                                                              

 

NOUVELLE ADRESSE

 

A compter du 5 avril 2016, merci de bien vouloir envoyer vos lettres de soutien

à cette nouvelle adresse :

 

Nicolas Doyen

Association Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons

45, boulevard Victor Hugo

06130 GRASSE

 

(ou par mail : leretourdecharlesx@gmail.com)

 

Merci de votre compréhension.

 
 

Ce 19 février 2017, Son Excellence don Luis Alfonso de Bourbon était en déplacement en Slovénie, au couvent de Nova Gorica et faisait part de sa position officielle en s’opposant à l’éventuel rapatriement en France des dépouilles des derniers Bourbons.

 

Dans son communiqué, don Luis Alfonso évoque l’avant et l’après 1989 en précisant que la chute du mur de Berlin, l’indépendance de la Slovénie et son entrée dans la communauté Européenne ont changé la donne politique, et que par conséquent, le transfert des cendres n’est plus d’actualité car les tombeaux sont désormais accessibles pour quiconque voudrait venir s’y recueillir.

 

Il est bon de rappeler que cette personnalité possédant la double nationalité franco-espagnol, arrière-petit-fils d’Alphonse XIII et du général Franco avait pourtant tenu un avis contraire le 12 novembre 2002, lors d’un dîner au Cercle Interallié à Paris, en évoquant la mémoire de son père, le prince Alfonso duc de Cadix, qui avait mené croisade en 1988 auprès de François Mitterrand pour le retour des cendres de Charles X :

 

« Fidèle en cela à mon père qui l'a toujours souhaité, je désire moi aussi le retour du corps de Charles X sur la bonne vieille terre de France. Ce que la France peut faire pour l'un de ses fils, dit De Gaulle, c'est lui offrir un peu de sa belle et bonne terre pour qu'il puisse y reposer. Ce n'est tout de même pas une idée extraordinaire, nous savons depuis Sophocle et Antigone que c'est la moindre des choses d'offrir une sépulture digne aux morts et nous ici nous savons que la place d'un fils de France est parmi ses pairs à Saint-Denis et nulle part ailleurs ».

 

Pour le président de l'Institut de la Maison de Bourbon, à l’époque M. le duc de Bauffremont :

 

« Il serait temps de rapatrier les cendres de celui qui fut, après tout, un chef d'État et qui, comme tous les rois de France, a sa place parmi les sépultures royales de la nécropole de Saint-Denis. Comme Chateaubriand qui eut des mots très durs envers le roi exilé par les Trois-Glorieuses de 1830, Victor Hugo plaidait déjà pour le rapatriement du dernier roi de France, frère des rois Louis XVI et Louis XVIII. "Moi, je n'affligerai pas plus, ô Charles Dix, Ton cercueil maintenant que ton exil jadis, Repose, fils de France, en ta tombe exilée, Dormez, Sire, il convient que cette ombre voilée, Que ce vieux pasteur mort, sans peuple et sans troupeau, Roi presque séculaire ait au moins le repos". »

 

Comment se fait-il que Luis Alfonso puisse ainsi changer de position, si ce n’est parce que ce projet historique national n’a pas été initié par lui-même ou par l’IMB, mais par des membres issus de la société civile, apolitiques et simplement passionnés par l’histoire de notre beau pays ?

 

Luis Alfonso évoque une initiative extérieure à la famille de Bourbon. Si ce projet a effectivement été lancé par notre association Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons, il n’en reste pas moins que les descendants du roi Charles X ont bien été consultés et associés à cette question du retour des cendres.

 

À ce propos et dans une lettre du 10 février 2010, adressée par le Ministère de la Culture à Julien Morvan, co-fondateur de l’association, le responsable de la mission aux Commémorations nationales orientait les grandes lignes de notre démarche à venir :


« Les historiens s’assureront que le défunt n’a pas exprimé la moindre réserve sur un rapatriement de son corps et que les représentants actuels de sa famille s’y montrent favorables. »

 

Là encore, la réponse de ce haut fonctionnaire corrobore le fait que seuls les représentants actuels de la famille, descendants directs de Charles X sont concernés par ce retour de cendres.

 

À ce jour, aucun descendant n’a fait part de son refus. Il est à noter également que Luis Alfonso, qui n’est pas descendant de Charles X, se présente néanmoins comme le premier à pouvoir s’engager dans cette affaire, ce qui est complétement absurde.

 

À cela, il serait bon de préciser à cet illustre donneur de leçons que s’il se considère comme être le « premier » – nous avons vu qu’il n’en est rien – à pouvoir s’engager dans ce projet, comment se fait-il qu’il n’ait jamais voulu rencontrer les responsables de l’association et qu’il n’ait jamais répondu aux divers courriers qui lui ont été envoyés ?

L’association soutenue par 104 personnalités de toutes sensibilités et de tous horizons dont la moitié sont des descendants ne serait-elle pas également une des parties ?

 

Sur un autre point, Luis Alfonso précise qu’il est toujours important de rencontrer toutes les parties, en faisant référence à sa visite aux franciscains, gardiens des sépultures royales. Il est manifeste que ces propos cherchent à discréditer l’association auprès des moines slovènes, alors même que l’association a exprimé publiquement lors de la conférence de presse du 24 septembre 2016, à la mairie de Saint-Denis, combien elle est reconnaissante aux moines de Kostanjevica de leur garde et de leurs prières.

 

De plus, l’ambassadeur de Slovénie à Paris a reçu, le 20 octobre dernier, le prince Charles-Henri de Lobkowicz, descendant de Charles X, et Philippe Delorme, président d’honneur de l’association, afin d’évoquer ce rapatriement.

 

En outre, la princesse Françoise de Lobkowicz, née princesse de Bourbon-Parme, descendante de Louise de Parme, a adressé vers la même date, au Révérend Père Jernej Kurincic, abbé du monastère de Kostanjevica, un courrier dans lequel elle lui faisait part de son souhait de voir revenir en France les dépouilles des derniers Bourbons et lui témoignait de toute sa gratitude pour avoir assuré la protection des tombeaux depuis la mort de Charles X.

 

De son côté, Philippe Delorme a échangé une série de courriels avec le Père Kurincic, et celui-ci avait été très touché de la lettre poignante de la princesse. Il a également rajouté « qu’il regrettait l’agitation médiatique dont avait fait l’objet notre projet historique et qu’il conviendrait de trouver une solution qui satisferait toutes les parties ».

 

Un peu plus loin dans sa déclaration, Luis Alfonso aborde les raisons de son choix :

 

« Un argument historique. Charles X est mort en exil en 1836 et le Gouvernement alors en place n’a pas cherché à faire revenir sa dépouille, préférant faire revenir celle de l’empereur Napoléon Ier, en décembre 1840… Ce transfert ne pourrait, en effet, avoir qu’un objectif de réconciliation. Un retour sans ce mobile n’a pas vraiment de sens. Le rapatriement du corps d’un souverain est un acte national, non celui de quelques nostalgiques. Ajoutons que le retour d’un souverain est, par nature, un acte public qui doit engager le pays au plus haut niveau. La dépouille doit être accompagnée par les armées, le gouvernement en place doit être présent, etc…Seul l’État peut en décider ».

 

Luis Alfonso de Bourbon devrait une fois de plus s’intéresser au projet de l’association dans son ensemble et consulter ses différentes publications.

 

Il saurait ainsi que l’un des premiers objectifs de l’association est de réconcilier les Français avec leur Histoire. Enfin, c’est bien parce que le rapatriement est envisagé comme un acte national – pour reprendre les termes de Luis Alfonso de Bourbon –, que Philippe Delorme, président d’honneur de l’association et Nicolas Doyen, président de l’association ont été reçus pour un premier rendez-vous, à l’Élysée, le 17 novembre 2016, durant plus d’une heure trente, par M. Bernard Poignant, conseiller privé du Président de la République.

 

Il est à supposer, que vivant à Madrid, Luis Alfonso ne peut pas toujours suivre l’actualité en France. Et pourtant, notre conférence de presse à Saint-Denis a été relayée dans une trentaine de médias, en France comme dans de nombreux pays étrangers, y compris l’Espagne.

 

Luis Alfonso poursuit :

 

« Un argument factuel. La crypte des Bourbons telle qu’elle existe actuellement dans le couvent de la Castagnavizza n’est pas une sépulture du hasard, même si à l’origine il n’y avait pas de plan clairement défini et si le roi a été déposé dans un caveau déjà existant mis à disposition par une famille princière locale. La volonté d’avoir un lieu de sépulture spécifique et surtout pérenne a été manifestée par le comte de Chambord, chef de la Maison de Bourbon. Il a souhaité organiser les sépultures de ses proches déjà décédés ainsi que de lui-même et de son épouse. Une crypte a été aménagée à sa demande expresse au début des années 1880 pour recevoir les cercueils. L’emplacement a été spécialement choisi sous le chœur de la chapelle. Cela traduit le souhait d’avoir un second lieu de sépulture officiel autre que Saint-Denis pour marquer l’exil. La restauration de la royauté en France n’étant pas à l’ordre du jour, le retour des cendres ne peut pas l’être non plus puisque la monarchie est toujours dans une sorte d’exil. La question n’est donc pas actuelle et admettre le retour serait admettre la fin de l’espoir en une Restauration. Mais elle demeure une question familiale qui est du ressort du chef de Maison ».

 

Ce qui est surtout factuel, c’est que les Bourbons de la branche aînée étaient alors frappés par la loi d’exil du 10 avril 1832, condamnant ainsi les membres de la famille de Charles X au bannissement perpétuel ainsi qu’à la déchéance de leurs droits civiques. Par conséquent, les « derniers Bourbons » ne pouvaient pas rentrer en France et le choix d’être inhumés au couvent de Kostanjevica n’aura été pour eux qu’un choix de circonstance. Il est bon de préciser que la ville de Nova Gorica a fait partie tour à tour de l’empire d’Autriche, de la Double Monarchie austro-hongroise, de l’Italie, de la Yougoslavie et enfin de la Slovénie.

 

Il est à noter enfin qu’aucun testament, aucun document d’archives n’indique que Charles X aurait interdit son rapatriement en France. De même pour le duc et la duchesse d’Angoulême.

 

Luis Alfonso semble oublier ces « détails » de l’Histoire ! De plus, il évoque une prétendue « nostalgie » qui animerait les membres de notre association. Lorsqu’il appelle de ses vœux une très improbable « Restauration », c’est plutôt lui qui paraît frappé par la nostalgie de l’Ancien Régime…

 

Luis Alfonso de Bourbon termine sa déclaration comme suit :

 

« Un argument d’opportunité. À une époque où l’Europe cherche un second souffle, il faut maintenir les symboles forts qui forgent son unité et son identité. Les nécropoles royales en font partie, et, en ce sens, la Castagnavizza a toute sa place dans le « réseau » constitué de Westminster, l’Escorial, les Capucins à Wien [sic pour Vienne], et bien évidemment Saint-Denis. À cela s’ajoute le rôle culturel d’une telle nécropole qui renforce les liens entre la France et la Slovénie ».

 

Dans un contexte actuel marqué par une perte d’identité certaine et la recherche de leurs racines par bon nombre de nos concitoyens, l’« argument d’opportunité » serait surtout qu’un tel projet puisse aboutir.

 

Luis Alfonso exalte d’Europe – sans doute à cause de sa double nationalité. L’association quant à elle, regarde d’abord vers la France et considère ce projet historique majeur, comme un symbole de l’unité nationale. Pendant qu’il fait allusion aux différentes nécropoles royales étrangères, notre association pense à Charles X, au duc et à la duchesse d’Angoulême qui ont souffert de l’exil, avec ce que cela signifie de déracinement.

 

Il est donc grand temps que leurs corps rejoignent leurs ancêtres et leurs parents dans la nécropole de la basilique-cathédrale de Saint-Denis : Louis XVI, Marie-Antoinette, Louis XVII, le duc de Berry, Louis XVIII, dans leur éternel repos…

 

Rappelons-nous que par le passé les cendres de Napoléon Ier ont retrouvé les Invalides, en 1840, celles de Louis-Philippe Ier, la chapelle Saint-Louis de Dreux, en 1876. Et pourtant, tous deux sont morts en exil, suite à leur abdication !

 

Pour finir, l’entreprise de l’association s’inscrit dans un mouvement contemporain de transferts de cendres. En 1989, le roi Nicolas Ier de Monténégro a quitté l’Italie pour retrouver sa capitale, Cettigné. En 2012, le prince Paul, la princesse Olga et le prince Nicolas de Yougoslavie, auparavant inhumés en Suisse, ont rejoint leur Serbie natale. La même année, en 2012, le roi Zog, qui était enterré en France, a été également ramené dans son Albanie. En 2015, le grand-duc Nicolas Romanov et son épouse Anastasia de Monténégro ont eux aussi quitté notre pays pour la Russie… avec à chaque fois de belles cérémonies empreintes d’une vive émotion populaire.

 

Charles X restera t-il le seul roi de France à ne pas reposer sur sa terre natale ? Nous ne pouvons nous y résoudre !

 

Nicolas DOYEN
Président de l’association Pour le retour à Saint-Denis de Charles X et des derniers Bourbons

 

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Ajouté le 20/02/2017 par Nicolas Doyen - 0 réaction

Voici mon communiqué personnel, en réponse à la déclaration faite aujourd'hui à Nova Gorica par don Luis Alfonso de Bourbon. Ce texte peut être librement cité et publié, à condition d'en indiquer l'auteur. Merci.

 

8 PLACE HOCHE
78000 VERSAILLES
phidelorme@yahoo.fr

 

Ce 19 février 2017, Son Excellence don Luis Alfonso de Bourbon a visité le monastère slovène de Kostanjevica, où reposent Charles X, son fils le duc d’Angoulême, sa bru Marie-Thérèse de France, son petit-fils le comte de Chambord, la comtesse de Chambord et sa petite-fille Louise duchesse de Parme.

 

En cette occasion, il a lu une déclaration critiquant l’initiative de « nostalgiques » militant pour le retour à Saint-Denis des cendres de Charles X, du duc et de la duchesse d’Angoulême. Il pointait ainsi du doigt, sans la nommer, l’Association pour le Retour des Cendres des derniers Bourbons, présidée par mon ami Nicolas Doyen, et dont je suis président d’honneur.

 

Voici un extrait de cette déclaration :

« La restauration de la royauté en France n’étant pas à l’ordre du jour, le retour des cendres ne peut l’être non plus puisque la monarchie est toujours dans une sorte d’exil. La question n’est donc pas actuelle et admettre le retour serait admettre la fin de l’espoir en une Restauration.
« […] Il ne me paraît pas souhaitable d’envisager actuellement un quelconque transfert d’un ou plusieurs cercueils reposant dans le couvent des Franciscains de Novo-Gorica [sic]. »

 

Je dois dire que j’étais été très surpris – et peiné – de cette prise de position. Surpris et aussi étonné car, il y a quinze ans, le 12 novembre 2002, lors d’un de ses rapides passages à Paris, le même don Luis Alfonso de Bourbon soutenait avec fermeté, et en des termes assez émouvants, une opinion diamétralement inverse :

 

« Fidèle en cela à mon père qui l'a toujours souhaité, je désire moi aussi le retour du corps de Charles X sur la bonne vieille terre de France. Ce que la France peut faire pour l'un de ses fils, dit De Gaulle, c'est lui offrir un peu de sa belle et bonne terre pour qu'il puisse y reposer. Ce n'est tout de même pas une idée extraordinaire, nous savons depuis Sophocle et Antigone que c'est la moindre des choses d'offrir une sépulture digne aux morts et nous ici nous savons que la place d'un fils de France est parmi ses pairs à Saint-Denis et nulle part ailleurs ».

 

Alors, la vérité se changerait-elle en erreur en franchissant les Alpes, comme jadis, selon Pascal, elle le faisait en passant les Pyrénées ?

 

Don Luis Alfonso, qui se présente volontiers comme le « chef » d’une hypothétique maison de Bourbon, se réserve le droit de statuer en dernier ressort sur l’opportunité d’une telle démarche.

En droit français, seuls les descendants directs d’un défunt peuvent décider du transfert de ses restes. Or, don Luis Alfonso, membre d’une branche non dynaste de la maison royale d’Espagne, cousin du roi Philippe VI, ne descend ni en ligne masculine, ni en ligne féminine, de Charles X.

 

Qui ne souhaiterait pas reposer sur le sol de sa patrie, c’est-à-dire, pour Charles X, sur « cette bonne vieille terre de France » que don Luis Alfonso évoquait justement dans son allocution de 2002 ?

 

Son père, don Alfonso de Bourbon duc de Cadix, n’a-t-il pas choisi d’être inhumé au monastère de las Descalzas Reales à Madrid ? Son grand-père – don Jaime duc de Séville – au panthéon des Infants de l’Escurial, près de son propre père, le roi Alphonse XIII ? Tous les trois, quoique décédés hors de cette Espagne qu’ils aimaient tant et qu’ils ont servi avec dévouement, ont tenu bien évidemment à revenir y reposer pour l’éternité.

 

En dehors de l’Etat français – et en premier lieu du Président de la République – c’est donc aux descendants des trois petites-filles du dernier roi de France, aux trois filles du duc de Berry – Charlotte comtesse d’Issoudun, Louise comtesse de Vierzon, et Louise duchesse de Parme – d’entreprendre une telle démarche. Et à eux seuls…

 

Soulignons que plus d’une cinquantaine de ces descendants soutiennent d’ores et déjà l’idée d’un retour des cendres de leur ancêtre.

 

Enfin, contrairement à ce qu’écrit don Luis Alfonso, des obsèques solennelles pour Charles X à Saint-Denis ne seraient en rien une cérémonie à connotation royaliste ou passéiste – encore moins un prélude à une fantasmatique Restauration ! –, mais un acte de piété familiale pour ses descendants, et de mémoire nationale pour tous les Français, quelle que soit leur sensibilité politique.

 

Philippe Delorme

 



Ajouté le 19/02/2017 par Philippe Delorme - 0 réaction

 

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Ajouté le 18/02/2017 par Nicolas Doyen - 0 réaction

Après les échecs de sa Grande armée lors de la campagne de Russie, puis ceux qui vont suivre en Allemagne, Napoléon Ier va accumuler les «bérézinas » militaires. C’est le crépuscule du Premier Empire fondé en 1804. La multiplication de ces revers a retourné une opinion contre l’Empereur de la république française déjà épuisée par l’augmentation des impôts, une conscription de plus en plus jeune, de mauvaises récoltes et une crise économique qui a entraîné la fermeture de nombreuses entreprises. 10 ans après Austerlitz, la France réclame la paix. L’abdication de Napoléon va favoriser le retour des Bourbons sur le trône dont ils ont été chassés par la révolution française en 1792. Cependant certaines questions se posent ! «Rentrés dans les fourgons de l’étranger» pour l’imaginaire populaire, le retour des Bourbons fut-il réellement souhaité par les Français, par les puissances coalisées contre « l’ogre corse » ou leur fut-il imposé contre leur volonté ? Fut-il à l’image de l’enthousiasme Bordelais qui acclama l’entrée du duc Louis d’Angoulême en mars 1814 ou seulement une solution parmi tant d’autres qui fit consensus ?

 

 

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Ajouté le 31/01/2017 par Frédéric de Natal - 0 réaction
INVITATION DEMAIN!
 
GENEALOGIE MAGAZINE et la LIBRAIRIE DE LA VOÛTE
ont le plaisir de vous inviter à la dédicace de Daniel MANACH, généalogiste et membre du bureau de l'association.
 
Daniel Manach est l'auteur des ouvrages suivants :
- La descendance du roi Louis-Philippe,
- Les Ancêtres de Louis XIV, Etat présent de la noblesse volume 1 (Il s'agit des familles ducales),
- La descendance de Charles X, roi de France, paru en 1997, en collaboration avec Michel SEMENTERY qui sera également présent lors de cette séance de dédicaces.
 
Il est à noter qu'une deuxième version actualisée de la descendance de Charles X est en préparation.
 
L'événement aura lieu le samedi 28 janvier 2017
Dès 15 h à la librairie de la Voûte.
24 rue de la Voûte - 75012 Paris
Tél : 01 43 07 81 63
redaction@genealogiemagazine.com
 
 


Ajouté le 27/01/2017 par Nicolas Doyen - 0 réaction

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